Mon voyage en Allemagne (suite)

J’ai quitté Francfort pour rejoindre le pays. Il faut dire que j’ai quitté cette région de Hesse, avec grand regret. Car cette partie de l’Allemagne a tellement évolué que j’en suis restée bouche bée. La ville est devenue une grande métropole, qui aligne le traditionnel et le moderne. On y tAllemagne 2012 243rouve des bâtiments vieux de plusieurs siècles. Ils n’ont pas été tous détruits pendant la Deuxième Guerre mondiale, mais on y admire aussi des grattes-ciel genre New York. Le fleuve Main traverse la ville et lui donne un aspect majestueux. La verdure est tellement dense et chatoyante et révèle le soin porté depuis  des années à l’environnement. L’Allemagne est un des premiers pays à avoir reconnu que la préservation de l’environnement est une chose vitale. Depuis le début des années soixante-dix,  l’Allemagne a lancé une compagne irréversible contre toute forme de destruction de l’environnement.

Déjà pendant des années les supermarchés ne donnaient pas de sac de plastique gratuitement. Le sac coûtait à l’époque dix pfennige, l’équivalent de vingt centimes chez nous. Cette mesure a inculqué au citoyen le rejet du sac en plastique. Chacun apporte son panier ou  à la limite procède à un recyclage systématique, des vieux sacs.

Il y a partout dans la ville des bacs spécialisés, ‘vieux journaux. Bouteilles en verre, pour chaque couleur de verre un bac. Les ordures sont ramassées régulièrement à des heures scrupuleusement définies.

L’énergie nucléaire était aussi combattue avec acharnement. Cette fois par les citoyens eux-mêmes, qui rejetaient aussi la construction systématique d’autoroute au détriment des forêts et de la nature en général.

Ce pays a compris que les guerres ne menaient qu’au chaos, au chômage, à l’inflation, à l’endettement et bien entendu aux crises économiques. Il a opté pour la paix. L’expérience des deux guerres mondiales qui ont coûté au pays une partie de sa population. Furent la cause de sa division  la ruine toute son économie. Ces guerres ont remis en question sa puissance et même sa réputation,  furent une grande leçon que l’Allemagne de façon unanime n’est pas prête à oublier.

Leur système de transport en commun est un des meilleurs en Europe, les métros ‘U Bahn’ les trains de banlieue S’Bahn’ les bus, les tramways ‘Strassenbahn’ tout marche comme sur des roulettes.

Il y a une certaine rigueur dans la gestion des villes, qui est pour nous incompréhensible, pour notre mentalité de ‘laisser-aller’ et d’imperfections’. Certes nous ne comparons pas à eux  c’est incongru de le faire. Mais nous pouvons au moins changer un peu notre vision des choses et réfléchir  en tant que communauté et pas seulement en tant qu’individu.

Nous sommes un pays ou les arbres sont abattus et vite remplacés par du goudron. En Allemagne les gestionnaires des villes non seulement plantent des arbres et encore des arbres, mais en plus ils les entretiennent. Chaque arbre coute à la ville, par exemple celle de Francfort 600 euros, en entretien.

Dire l’importance de l’environnement et de la verdure, pour ces gens..

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Commentaires

1 commentaire sur « Mon voyage en Allemagne (suite) »

  1. Fati! Des choses fort interessantes que ton recit nous decrit qui révelent une mentalité bien allemande,rigueur et droiture sont les regles…..Je te sens tres impregnée par ton sejour mais que te dire: il ne faut meme pas chercher à comparer l’incomparable…..Comme on dit ds le langage populaire:tu t’es rincée l’oeil et tant mieux pr toi……J’ai hate de te rencontrer pr t’ecouter de vive voix…. A tres bientot latifa

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