On parle de denrées alimentaires moins chères!

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Je viens de lire un article fort intéressant dans le journal ‘La Presse’ de la din de semaine dernière. Il parle de la baisse des prix des denrées alimentaires de base. Le blé moins de 30 pour cent, les cours de cette denrée sont en chute libre dans la bourse de Chicago. Le café est à moins de 52 pour cent, le sucre à moins de 42 pour cent etc..
La baisse est énorme, elle est très significative, nous devons nous en réjouir. C’est une nouvelle qu’on appelle de nos vœux depuis si longtemps.
Désormais nous allons économiser beaucoup, on ne parlera plus de la cherté de la vie. Nous allons faire nos courses quotidiennes, ou hebdomadaires, en étant plus à l’aise, on gardera quelques pièces dans notre porte-monnaie.
C’est bien ça le paradoxe, c’est notre rêve qui ne se réalisera point, car en effet les prix de ces denrées baissent dans les marches mondiaux , mais cette réduction n’arrive pas jusqu’au consommateur. Les changements aux niveaux des prix n’atteignent ce dernier, que s’ils sont à la hausse, à la baisse presque jamais.
Nous continuerons sagement à payer les mêmes prix, quand on va faire nos achats au supermarché, ce dernier n’est pas concerné par la baisse des prix à la bourse. C’est une histoire de dingue! Mais c’est aussi la triste réalité de notre quotidien, nous les consommateurs.
Nous sommes le dernier maillon d’une chaîne, bien huilée, bien ficelée. Le prix de la production baisse et le prix du détaillant reste le même, la tendance est plus haussière que baissière.
Le consommateur est le dindon de la farce, son porte-monnaie est toujours bien sollicité. Les seules réductions que nous constatons restent au niveau du carburant quelques sous, de plus ou de moins selon le court du pétrole. Globalement nous ne constatons jamais un changement considérable, au niveau de la pompe à essence. Une fois que le pris monte, il garde la tendance à quelques petites différences près.
A quoi cela nous sert-ils d’apprendre la bonne nouvelle? Juste à se sentir encore plus frustrés et impuissants, devant cette injustice économique planétaire ?
Au Maroc le blé tendre le sucre, l’huile et le carburant, sont subventionnés par l’état, pour protéger le pouvoir d’achat du citoyen. Les fluctuations du marché mondiale sont pris en charge par l’état, qu’elles soient à la baisse ou à la hausse. Nous avons ce qu’on appelle la caisse de compensation qui paye la différence pour le citoyen marocain. Bien entendu, le citoyen qui tire le diable par la queue, celui qui a du mal à joindre les deux bouts, pas le riche qui peut tout ce payer. Cette caisse est devenue un poids trop lourd pour le budget de l’état et sa réforme ne semble pas chose facile.
Ici au Canada, les prix sont libéralisés et l’état ne prend pas en charge les variations du marché qui se répercutent automatiquement sur le citoyen consommateur. C’est dicté par le système capitalise libéral qui ne connait aucune clémence.
En fin de compte apprendre que le blé, le cafe etc…sont désormais moins chers, nous laisse un goût amer dans la bouche, pas celui agréable du cafe matinal, mais celui de l’incapacité de changer les choses. Un gout, que donne le sentiment de subir et de continuer à subir toutes les incidences du marche, sans réagir et surtout sans riposter, car notre pouvoir se limite à consommer…au prix du supermarché.

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Commentaires

1 commentaire sur « On parle de denrées alimentaires moins chères! »

  1. Je pense qu’il appartient aux autorités de veiller à la répercussion de la baisse sur les prix pratiqués à la vente.
    Seul un contrôle efficace permet d’assurer ce résultat.
    Enfin, Il ne faut pas oublier le rôle qui incombe aux élus et aux associations des consommateurs qui sont presque inexistantes chez nous.

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