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    La mort est une évidence aussi tangible que la vie. Une fois qu’on met le pied sur cette terre, notre destinée est tracée et le jour de notre mort est écrit aussi. Dieu nous dit que la plus grande catastrophe qui puisse atteindre l’être humain, c’est la mort. Pour cette raison il nous cache l’heure de notre fin, mais nous dit dans son livre sacré que la vie sur terre n’est qu’un passage obligé, pour atteindre l’au-delà, la vie éternelle, la vie parfaite.
    Tant que nous sommes en vie, nous ne faisons que constater la disparition des autres et parfois naïvement on croit que ça n’arrive qu’aux autres. Plus, on avance dans l’âge, plus l’idée de la mort s’impose et on y pense, car il faut le faire, c’est l’ultime départ. 
    Dans la mort il y a l’aspect religieux, qui nous guide si on est pieux et on croit en une vie meilleure, au paradis céleste. Le Coran décrit ce qui nous attend dans l’au-delà, même si ça dépasse toute description. Dieu le miséricordieux nous accorde son éden éternel suivant nos actions et nos agissements dans la vie éphémère. C’est à dire il y aura le jour du jugement dernier et nous serons récompensés pour nos bienfaits, dans le paradis suprême que nous réserve notre créateur.
    Les étapes qui précèdent restent entourées d’ombre. Elles ne sont très claires pour nous. Plusieurs interprétations sont permises. Les hommes de religion, je dis bien les hommes, car pour la plupart c’est des hommes. Ils fondent leurs interprétations sur la peur et promettent au croyant qu’il passera par plusieurs calvaires avant d’arriver au jour du grand jugement. Déjà lorsqu’on est mort, on est enterré,  nous retournons à la terre qui est notre origine et nous sommes seuls dans un trou exigu fermé. Notre famille, les nôtres nous abandonnent définitivement et repartent vaquer à la vie courante. Dans ce tombeau on est soumis à une épreuve, celle du questionnaire. Nous devons réussir et répondre de la bonne façon, pour avoir droit à la clémence de Dieu. 
    Toute cette interprétation est angoissante et culpabilisante, je n’y crois pas trop, car je crois en un Dieu miséricordieux, en un Dieu clément dès le départ, qui nous parle dans le Coran d’un seul jour de jugement nous dit aussi, qu’il est bienveillant et qu’il pardonne tout, sauf le polythéisme et l’apostasie. 
    Craindre Dieu dans l’absolu est primordial, même si on ne le voit pas, on sait que lui nous voit. 
    Mais la mort reste quand même une énigme, même si on sait qu’elle est inéluctable, qu’elle nous surprendra un jour, le jour du destin. Nous cessons d’être importants, car nous n’avons jamais été indispensables, nous sommes des passagers sur un navire qui chavire. Nous devenons un souvenir bon ou mauvais, nous laissons derrière, tout et surtout nos actes bons ou mauvais. Notre famille et nos amis souffrent pendant un moment et puis l’oubli s’installe par la grâce de Dieu. C’est la loi de la vie, la mort nous réduit à notre réelle dimension une poussière vite balayée. On cesse de jouer un quelconque rôle, car notre mission sur terre est terminée et le long voyage interminable commence. 
    C’est pour cela que Dieu dit dans le Saint Coran : Et la vie de ce monde n’est que la jouissance de la vanité و ما الحياة الدنيا الا متاع الغرور » صدق الله العضيم ‘

    Le poète andalou Errandi a dit aussi »  لا يغر بطيب العيش انسان personne ne doit se leurrer par la vie  » Tout cela explique la philosophie de la vie terrestre, qu’il nous faut adopter. Ne point, se croire supérieur, ne point croire détenir la vérité sur tout, ne point traiter les gens avec hauteur. Ne point, traiter, son prochain avec arrogance et dédain, faire le bien et éviter autant qu’humainement possible, de faire le mal et se croire meilleur. Nul n’est meilleur, parce que nous finissons tous dans le trou, un trou qui a les mêmes dimensions. Même si le trou n’est pas notre ultime demeure, il n’est aussi qu’une étape, une sorte de salle d’attente, avant le jour du jugement dernier. Bien entendu, ici on ne parle que du corps, car l’âme nous précède chez Dieu et seul Dieu en connait le secret.  
    Avoir peur de la mort, c’est avoir peur de l’inconnu. Nous connaissons la vie avec ses malheurs et ses bonheurs et nous y sommes attachés malgré tout. La mort cependant, reste la fin de notre existence, un impondérable, une solitude et un abandon extrêmes. Car nous continuons à penser à la mort en prenant exemple de la vie, car c’est le seul exemple dont nous disposons, nous les humains.
    Dire qu’on n’a pas peur de la mort est une chimère. Ceux qui le prétendent sont certes plein de foi et croient en l’au-delà et convoitent le paradis promis par Dieu. Mais toute cette foi et cette piété ne les empêchent pas de méditer sur la mort, de la redouter, de l’appréhender, de murmurer son nom dans la solitude de la vieillesse, qui nous en rapproche.

    Il y a ceux, qui sont grabataires, sachant, leur heure proche, car plus aucun remède ne les aide. Ils voient leur vie glisser vers l’abime. Ils savent que ça peut arriver d’un moment à l’autre, Dieu ne les oublie pas, il leur procure une inattention magnanime, une imprévoyance, une étourderie qui les empêchent de souffrir le martyre, à l’idée d’une fin imminente. Parfois on dit que la mort est une délivrance, pour ceux qui souffrent sans espoir nuit et jour. Dieu est miséricordieux, Dieu aime sa créature et abhorre sa douleur.    

    Je prie Dieu nuit et jour de nous faciliter le passage et de nous guider, d’être clément avec l’humanité entière, car nous sommes bien tous sa création …

     

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