Un aéroport à brader 

imagesCAHUNBPCVoyager pendant les vacances scolaires est un calvaire. Pour les vacanciers MRE et pour tout le monde, mais lorsqu’on doit emprunter en plus de ce calvaire, un aéroport tel que l’aéroport Mohammed V, alors bonjour le chaos et le stress!!!!!!

Comment peut-on appeler cet aéroport, ‘aéroport international de Casablanca, le hub de l’Afrique, le détenteur de l’ISO 9 quelque chose’,,, un aéroport?

La décadence que connaissent ces lieux a débuté avec le tournant de l’an 2000. C’est à dire le commencement du 21ème siècle. Un vrai paradoxe, au lieu d’avancer, on fait dix pas en arrière.

Tout va mal, les locaux et les bâtiments, les équipements et bien entendu le personnel. Les ressources humaines de cet aéroport sont le cinquième pieds de la table, on s’en occupe pas du tout. Bien au contraire, la gestion et l’exploitation aéroportuaire est entre les mains de novices et d’anciens chaouchs, gardiens et caissiers de parking.

Les agents d’information, d’exploitation, comme on les appelait jadis, ont complètement disparu. Plus de formation, plus de briefing et de débriefing. On voit, de temps en temps, des silhouettes mal fagotées (la tenue des agents d’exploitation à disparu) assises à des comptoirs déglingués, à Se tourner les pouces, ou à régler leurs propres petits soucis quotidiens, ou à offrir leurs petits services à de ‘généreux passagers’.

Mais c’est pas de leur faute, فاقد الشيء لا يعطيه.

Si je me rappelle bien dans les années quatre vingt dix, il y avait un institut de formation à tous les métiers aéroportuaires. Je sais aussi que les agents d’accueil et d’exploitation subissaient des stages dans cet institut, qui n’était pas une merveille non plus, mais au moins il existait et organisait des séminaires et des conférences.

Après c’est la grande Académie qui l’a remplacé. On a voulu former des ingénieurs en aéronautique et des contrôleurs et électroniciens de l’aviation civile et on a complètement oublié la base de la gestion aéroportuaire. On a visé très haut et on s’est retrouvé au bas de l’échelle, dans tout ce qui a trait au traitement du passager. On a minimisé le rôle des agents qui sont en contact direct avec le passager. Voilà, aujourd’hui la situation est catastrophique et personne ne semble y prêter attention.

Les kiosques d’information sont rares et sont occupés, la plus part du temps, par des stagiaires, qui ont créée plusieurs fois, polémique au sein de l’aéroport.

Ce lieu affiche des pancartes ISO,  mais qui a décerné cet ISO à cet aéroport? Dont le service à bagage est l’un des pires au monde,  la climatisation est  défaillante, l’entretien des bâtiments inexistant, les ascenseurs en panne, ou trop exigus et on ne peut y transporter de cadi à bagage.

Mais qui pense donc à ces passagers,  qui prennent les longs courriers? Ils  arrivent à l’aéroport ne trouvent pas de place de stationnement, pas de cadis, sont harcelés par les faux porteurs qui envahissent toute la plate forme de l’aéroport et qui finissent en file indienne pour accéder à l’aérogare, sous un soleil de plomb? Ont-il le choix? Pourtant ils ont payé, le prix fort, pour l’achat de leurs billets ( la royal air Maroc n’y va pas de main morte dans son monopole), qui pense donc à leur assurer un service irréprochable? Qui veille à leur bien être?´ Nobody’ c’est la devise à l’aéroport Mohammed V. Débrouillez-vous?

Une fois que ces passagers arrivent au niveau enregistrement, qui se trouve à l’étage.  Il  y en a qui veulent envelopper leurs bagages, pas trop solides, dans du plastique, pour les protéger. Voilà le tour de ces arnaqueurs du plastique, qui vous mettent une petite couche et vous font payer le pris fort. C’est la débandade et le ‘tabznis’

Après, le service aéroportuaire est relayé par celui de la Royal Air Maroc. On les enquiquine encore pour les bagages, on les regarde de travers comme des brebis galeuses etc..

Pourtant, quelle que soit leur mine, ils ont acheté leur droit à un bon service à pris très fort, ils constituent le pivot de tout le trafic aérien.

Le passager est exténué, stressé, fatigué avant même d’avoir pris l’avion. Il veut boire un café ou acheter une petite bouteille d’eau. Des prix faramineux, qui n’ont rien à envier aux tarifs dans les vrais aéroports internationaux, où le service est convenable.

Enfin tout est cher à l’aéroport, mais on ne donne pas cher du confort du passager. tous les équipements et le personnel d’accueil laissent à désirer. Le passager reste la victime, il n’arrête pas de payer à tous les niveaux. Il paye son billet très cher et paye son passage par l’aéroport Mohammed V très cher aussi, physiquement, moralement et financièrement.

la saga continue, chaque année, en cette période elle atteint son paroxysme. Alors au prochain épisode brûlant, l’année prochaine,  si on est encore de ce monde ???

 

 

 

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