Tinji ou Tanger, la perle du détroit !

J’ai fait du tourisme dans mon pays. Je suis allée découvrir Tanger, la ville du détroit. Cela fait presque dix ans (10 ans ) que je n’ai plus mis les pieds dans cette belle cité. Ma surprise était grande quand j’ai découvert le travail de fond, les infrastructures, les espaces verts qui ont été réalisés et créés à Tanger.

Tanger a changé complètement de visage, c’est devenu une ville des grandes avenues spacieuses, d’espaces verts paysagés, une corniche magnifique et grandiose. Le fait qu’elle soit enrobée par la mer Méditerranée et de l’océan atlantique lui donne une particularité et une beauté unique. La ville du détroit, le point de rencontre de deux mers. On a l’impression que le ciel se fond dans la mer, que toute la ville est un dans un écrin bleu.
Des plages à perte de vue, des criques au bas de montagnes ombragées, des forêts et des parcs protégés et ordonnés. On dirait que la main d’un grand amoureux de la nature a caressé la ville de partout, y laissant une empreinte paradisiaque. 
La vieille ville, où la Kasba entièrement rénovée repeinte d’un blanc immaculé, avec ses ruelles et ses dédales, vous donne l’impression de plonger dans l’époque antique. Elle est protégée par une muraille, d’une forteresse militaire, qui date

du 12 -ème siècle surplombant la mer Méditerranée et une citadelle  assurant la défense du port et de la ville de Tanger  à l’époque. 
La blancheur de la Kasbah et le ciel bleu azur forment un contraste lumineux, qu’on ne se lasse pas de regarder et d’admirer. 

Perchée dans la terrasse mythique du Salon bleu je voyais l’Espagne à l’horizon 
J’ai été ravie de découvrir Tanger, une ville nimbée de la couleur bleue des deux mers, ses rues en pente qui vous donne le tournis et vous coupe le souffle en les montant. 

Je ne veux pas parler de l’urbanisme, dès lors qu’à certains endroits, il laisse beaucoup à désirer. Des immeubles construits à la va-vite, une architecture hideuse, qui doit sûrement remonter à une époque chaotique, où Tanger était abandonnée à son sort. Sauf que ces immeubles et ces constructions font face à la mer et donnent un aspect délabré à une partie de la ville et pas des moindres.
La Marina par contre est un bijou au milieu de la ville. Des yachts de différentes tailles et formes y sont amarrés. Une belle activité gastronomique, où plusieurs restaurants de renommée se sont installés. 
Je tire mon chapeau à l’état et aux autorités de la ville, qui ont su la mettre en valeur et lui redonner sa splendeur d’antan. J’en suis fière et j’ose espérer que nos autres villes, surtout Casablanca, soient traitées de la même manière. 
Le seul bémol, ce sont les citoyens de cette belle ville, même si je ne veux pas généraliser. Ils sont encore loin de l’aspect civilisationnel de leur ville. Je crois qu’elle a évolué plus vite que ses habitants. 

Les gens ont une habitude malsaine de fixer les autres, à la plage ils se mettent en face de la mer et fixent les beigneurs et surtout les peigneuses. Qui même si elles font tout leur possible pour se faire discrètes, les femmes sont dévorées du regard et scrutées par des hommes oisifs, frustrés et sans éducation civique, qui les regardent fixement, alors qu’elles ne veulent que se rafraîchir dans la mer. 
Le phénomène des enfants des rues et des mendiants est aussi à déplorer. Les faux guides qui vous harcèlent dans les ruelles de la Kasbah en quête de bakchich. 
Pour finir je dirais, que Tanger a beaucoup évolué. La ville  a fait un long chemin, en matière de civilisation. Elle a retrouvé sa beauté, la propreté et l’ordre, cependant elle a encore beaucoup à réaliser, dans tout ce qui a trait à l’éthique, au civisme et au  comportement humain en général. 

 

 

 

 

 

 

 

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