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    Destin

    Le bouleversement qui est en train de se produire dans nos vies est sans précédent. Nous avançons dans l’ère de l’incertitude.  D’abord, nous sommes venus dans ce monde sans être consultés et nous grandissons en interagissant avec l’espace et les gens qui nous entourent. En essayant toujours de trouver la meilleure voie et le meilleur chemin. Le destin est écrit sur nos fronts en lettres de feu, creusant la peau y laissant une marque indélébile.

    Pourtant nous asseyons, inlassablement, de ne présumer que rien n’est définitif et rien n’est perpétuel. Nous vivons, ou croyons vivre, en nous démenant en nous agitons, en nous débattons, pour échapper à cet enchevêtrement qui est notre destin.


    La vie nous habille de ses joies et de ses tristesses, elle nous force à nous mouvoir au milieu d’un océan, souvent houleux. Elle nous offre l’espoir, comme seule lueur. Qui nous accompagne tout le long des périples existentiels.

    Les chutes sont parfois graves, dramatiques. Seul l’espoir nous remet d’aplomb, on s’y accroche comme une bouée de sauvetage. Nous continuons à croire et à espérer et nous avançons et les années passent et laissent leurs traces ineffaçables, impérissables.

    Nous cherchons refuge, dans des épisodes, des occurrences fugaces de bonheur, nous ignorons comment les retenir, les faire durer.

    Parfois, la tristesse et le désespoir nous aspirent et nous jettent dans le gouffre de la vie. Le gouffre sombre, l’endroit où la lumière est rare.

    Nous menons alors un rude combat, contre l’enfer des ruminations pour remonter à la surface. Retrouver la lumière qui s’est brusquement éteinte en nous.

    La galère commence, celle qui ne laisse pas passer la lumière du jour. Nous luttons à différents niveaux et avec divers moyens. Parfois nous abdiquons et nous nous laissons aller dans la nuit obscure, qui nous engloutit, sans espoir de voir un jour pointer l’aurore.

    L’être entier disparaît dans le monde de l’incertitude et du doute. Le quotidien devient un poids sur nos épaules frêles, on a juste envie que le jour passe pour retrouver le refuge de la nuit. Car le sommeil devient un réconfort, un abri pour oublier les ternes journées monotones.

    Nous ne sommes pas nés pour l’amour, nous sommes nés pour endurer le manque d’amour, pour bercer notre âme d’illusions et d’enchantement éphémère.

    On finit par accepter ce destin, écrit à notre naissance.

    On accroche la clé de la porte et on oublie à quel mur.

    On se concentre sur la routine, sur le va-et-vient des journées monotones et des heures interminables. Comme dit Jaque Brel, on pressent le bruit de « la pendule du salon, qui dit oui, qui dit non, qui dit, je t’attends ».

    Sauver notre âme est l’ultime but, qui nous donne de nouveau espoir. L’espoir d’une autre vie, dans un autre monde, du paradis qui guérira nos blessures et nous comblera d’euphorie, et nous baignera dans l’allégresse et la béatitude.

    En effet, la vie dans l’au-delà que nous ne pouvons imaginer, que dans nos rêves, sa vision dépasse nos facultés mentales terrestres, celle qui promet la sérénité, la quiétude par-delà tous nos sens et notre imaginaire. Toutes ses affabulations nous accompagnent à notre dernière demeure, à laquelle nul ne peut échapper. Le monde de la vérité, la vérité vraie que personne ne connaît et que le monde entier, tout en la craignant s’y résigne.

    Le passage obligé que Dieu a créé pour nous et qui nous fait réaliser à quel point nous sommes faibles et fragiles, car lorsque notre rôle est terminé, Dieu nous rappelle à lui sans jamais faillir.

     

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