Des petites filles, des bonnes à tout faire!!!

481064_398399180226983_1839760523_nÀ l’époque  pré islamique,  ‘l’époque de Aljahilia’  il y avait  des  hommes cruels  en Arabie,  qui enterraient leurs filles vivantes , parce qu’ils n’en voulaient pas,  les  considérant  plus comme un poids, que comme  un don du ciel . Cette pratique  primitive et abjecte  fut abolie  par  l’Islam.

Aujourd’hui, les pères ne tuent pas leurs petites filles, ils  les donnent en ville,   à des familles ,  comme domestiques ils offrent leurs petites filles sur un plateau d’argent à des gens , qui transgressent  la loi et font fi de la morale, des gens sans scrupules.
Ces petites filles nées pour la servitude, qu’on jette en pâture à une société, parfois cruelle, qui ne leur reconnaît aucune autre place que celle de ses fourneaux. Petites filles de l’ombre, qui ne connaissent ni enfance ni affection, ni enseignement.  Leurs petites mains délicates, abîmées par le calvaire  des  travaux ménagers, dépassant leur capacité.
À chaque fois que la société est secouée par la disparition  brutale d’une petite fille, ou plus exactement, d’une petite bonne, victime de sévices que lui font endurer ses employeurs.
Chaque fois qu’une petite fille meurt suite à la maltraitance d’une famille,  le débat est relancé  sur l’emploi des petites filles. Un tintamarre médiatique s’en suit.  Un grand mouvement d’indignation secoue toute  la société,  mais au fur et à mesure que le temps passe, on oublie de nouveau le drame  et on continue  son train-train  de  vie, comme si de rien  n’était.
Ce débat social a assez duré.  Il doit aboutir à la promulgation d’une loi contraignante.  La loi qui interdit  l’emploi des  mineurs en général devrait comporter un chapitre interdisant spécifiquement l’emploi des petites filles dans les maisons.

Nous avons vécu assez de drames, pour justifier cette injonction. Le législateur n’a plus le droit de rester vague quand  il s’agit de cette ‘ tare ‘sociale,  qui caractérise  une  couche  de notre  société.

Nul ne sent sérieusement concerné, car ces petites filles viennent surtout de la compagne et s’évanouissent dans le monde de la grande ville,  jusqu’au jour où les médias nous révèlent la mort de l’une d’elles, victime de la brutalité d’une ‘mégère’ sans cœur.
C’est un délit auquel  la loi peut  mettre fin,  si elle est strictement appliquée. La société entière se doit de dénoncer ces pratiques et reporter toute situation d’abus.
Une partie  de là société  civile ne cesse d’attirer l’attention sur cette  ‘défectuosité’  sociale.
Des associations comme ‘Inssaf’ ont beaucoup contribué  à la réinsertion  de petites filles, ayant  travaillé comme domestiques, dans les écoles.
Nous pouvons tous  être ‘Inssaf’,  en luttant activement contre cette mentalité d’asservissement.
Les parents de  ces enfants  devraient aussi être sensibilisés dans ce sens.  Il est grand  temps qu’ils cessent de voir leurs enfants, uniquement comme  source de revenus. Cette  mentalité  de  soumission est avilissante. Elle est attribuable à la pauvreté, des lors ce n’est pas une raison, la pauvreté ne peut être une fatalité . Des mesures sociales peuvent être entreprises, afin de pallier cet écart de conduite, en aidant les parents à subvenir à leur besoin et en appliquant la loi sur la scolarité des enfants.

Les parents devraient comprendre que mettre un enfant au monde suppose un engagement et une responsabilité pour la vie.
Notre société est malheureusement remplie de ceux qui voient leurs enfants comme  une  source  de revenus et  ceux qui n’ont  aucune  moralité  et les  emploient  chez eux, leur faisant  subir des sévices  moraux  et physiques . Leur faisant assumer un travail au-delà de leur capacité, beaucoup trop pour leurs frêles petits corps.
Nous  ne  cessons de  dénoncer la pédophilie (l’association ‘Ne touche pas a mon enfant’),  la maltraitance  des  enfants  en général,  nous devrions considérer  l’emploi des petites  filles comme  un crime  contre l’enfance défavorisée, contre l’humanité  toute entière.

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