Les symboles religieux

20130815_192450Le Canada un grand pays avec peu d’habitants, une terre d’immigration. Depuis des décennies les différentes provinces du Canada pratiquent une politique d’immigration soutenue. Encourageant ainsi différentes ethnies à venir s’y installer leur promettant, travail, stabilité, liberté et un meilleur avenir, pour leurs enfants.

Des flux migratoires se sont rabattus sur ce pays, les Chinois anglophones à l’ouest en Colombie-Britannique et les nord africains francophones à l’est, au Québec.

Des centaines de familles marocaines, se sont précipitées sur cette opportunité, dans les années quatre-vingt-dix, ignorant pratiquement tout de la vie et de la société québécoises. Certaines ont tout vendu, pour aller rejoindre l’eldorado de l’Amérique du Nord. Arrivées dans ‘la Belle Province’ comme s’amusent à l’appeler les Québécois. Elles sont confrontées à la réalité réelle. Celle d’un hiver rude et une récession longue et contraignante. Chercher du travail est une véritable galère, car il n’ y en a pas pour les gens venus d’un autre système, ou ceux qui ont fait des études en Europe, ceux qui ne possèdent pas d’expérience canadienne. Il faut refaire d’autres formations, ou refaire tout le diplôme, pour pouvoir trouver un travail convenable. Beaucoup de nos immigrants ont vite déchanté et ont préféré retourner vers leur terre natale. Or ceux qui ont coupé les ponts et qui ne pouvaient faire marche arrière se sont vus obligés de s’accommoder de n’importe quel ‘boulot’.

Le Canada reste quand même un pays, ou règnent un esprit de liberté et une stabilité durable. Même si certains québécois, à tendance souverainiste, ont essayé de séparer la province du reste du pays. La monté de l’immigration et sa multiplication a joué un rôle durant le dernier référendum. Les immigrants de tous bords ont toujours été contre cette idée d’indépendance du Québec.

Aujourd’hui la province est gérée par un gouvernement issu du parti nationaliste québécois, même s’il n’a pas la majorité au sénat. Ce gouvernement base toute sa politique, sur un nationalisme sournois.

Ils préparent une sorte de charte de la laïcité, cette dernière aura pour rôle de limiter la liberté de culte, telle qu’elle est spécifiée dans la charte nationale du Canada. Pas de signes religieux dans les administrations et les instances publiques. Les signes religieux selon eux sont: la croix pour les chrétiens, la kippa pour les juifs et le hidjab pour les musulmans. Or nul n’est assez dupe pour ne pas deviner les intentions cachées derrière cette charte et ceux qu’elle vise réellement.

Il s’agit bien entendu de la communauté musulmane originaire, de l’Afrique du Nord, du Moyen-Orient, etc. Le parti au pouvoir s’est inspiré des lois françaises contre le hidjab, pour instaurer sa vision d’un Québec laïque. Or la laïcité de cette province n’a jamais été remise en question, elle est d’autant plus protégée par la charte nationale qui régit tout le pays. Le gouvernement de Mme Marois mène depuis quelque temps une compagne de dénigrement et d’humiliation, qui vise en premier et dernier lieu les femmes musulmanes qui portent le foulard et la burqa. Il attire l’attention de la population sur cet aspect de la religion, présentant des arguments ridiculement futiles, lance des débats dépourvus de sens, pour toucher un Québec profond, qui ignore tout de l’islam et qui est prêt à adopter cette vision discriminatoire, derrière laquelle se cache un dessin politique fourbe.

Créer la polémique, attirer le regard désapprobateur de l’autre, semer le doute dans les esprits, pour se venger d’une communauté, qui a toujours été contre la séparation du Québec du reste du Canada, et par la même occasion suivre la tendance anti-islam que connaît actuellement le monde. Au fait, faire d’une pierre deux coups.
Pourtant ce sont ces immigrants qui ont donné à la province son cosmopolitisme, sa diversité positive, et cette dynamique extraordinaire. Les immigrants ont apporté, le changement, et enrichis le Québec de leur savoir-faire,  leurs cultures, leur ouverture.

Ils ont participe à son développement, en injectant toute leur énergie.

Pourquoi vouloir nier cette évidence et s’immiscer dans la vie intime des communautés musulmanes. Certes, moi aussi je suis contre le port de la burqa, mais je n’ai pas le droit de critiquer celles qui ont choisi de la porter. J’aurais aimé qu’elles se fassent plus discrètes en terre chrétienne, mais aller jusqu’à légiférer dans ce sens, je trouve ça totalement disproportionné. Une politique d’intégration et de compréhension de dialogue entre cultures aurait des conséquences positives, contrairement à la division et la stigmatisation de l’autre, que pratique le gouvernement Marois.

J’ose espérer que le Québec dispose d’esprits tolérants et ouverts, qui se mettront en travers de cette politique raciste et asociale.

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Commentaires

3 commentaires sur « Les symboles religieux »

  1. Heureusement, l’élite québécois rejette cette charte. McGill et Concordia, ainsi que le barreau du Québec ont tous publiquement critiqué le projet du PQ. Un projet qui se contredit dans son écriture et dans le but qu’il essaye d’atteindre. C’est désolant de voir combien de temps et argent sont gaspillés dans un projet de loi inutile au bon fonctionnement de la société québécoise.

    1. Je suis contente de lire ton commentaire, c très sensé ce que tu écris. Je me réjouis aussi de savoir qu’il y a des intellectuels prêts à combattre ce projet ridicule et qui n’aide aucunement le Québec et ses intérêts.

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