Ce formulaire utilise Akismet pour réduire le courrier indésirable. Découvrez comment vos données sont traitées.

     

    Il y a des êtres dont le départ ne pas à une fin… mais à effacement lent de lumière.

    Depuis hier, le 16 avril 2026, quelque chose s’est éteint en moi.

    Laila…

    Ce nom que le public murmurait avec admiration, moi je le portais autrement. Derrière l’étoile des années cinquante, il y avait toi : Fatima Benyamina Bouachrine. Une femme de chair et de cœur, une amie, une confidente, une présence rare.

    Tu appartenais à un monde qui n’existe plus vraiment aujourd’hui… celui des grandes scènes, des comédies musicales élégantes, des artistes qui vivaient leur art avec intensité. Tu dansais comme on respire, avec évidence. Tu brillais sans effort.

    Tu as aimé, aussi… profondément. Ton histoire avec Farid al-Atrash n’était pas qu’une simple romance d’artiste. C’était une rencontre entre deux sensibilités, deux âmes vibrantes. Il y avait dans ton regard quand tu en parlais quelque chose que le temps n’avait jamais effacé.

    Et puis il y avait ton amitié fidèle avec Mohamed Abdelwahab. Une complicité faite de respect, d’admiration, et de cette élégance propre à votre génération… celle qui savait donner à l’art et à l’amitié la même noblesse.

    La vie t’a ensuite ancrée ailleurs, au Maroc, aux côtés de ton époux, feu Abderrahman Belmahjoub  Bouachrine cet immense nom du football marocain. Avec lui, tu as écrit une autre page, plus intime, plus enracinée. Une vie loin des projecteurs, mais jamais loin de ta lumière intérieure.

    Ce que je garde de toi, au-delà des récits et des souvenirs partagés avec les grands de ce monde, les longs âpre-midis où tu me racontais ton histoire et tes premiers de danse, c’est ta douceur…

    Ta façon d’écouter…

    Ta dignité silencieuse…

    Et cette fidélité en amitié qui ne s’est jamais démentie.

    Tu étais de celles qui ne cherchent pas à être admirées… et qui pourtant le sont profondément.

    Aujourd’hui, tu es partie comme tu as vécu : avec pudeur.

    Mais laisse-moi te dire ceci… les femmes comme toi ne disparaissent pas. Elles deviennent mémoire, elles deviennent empreinte, elles deviennent presque légende.

    Tu étais Laila pour le monde.

    Tu étais Fatima pour ceux qui ont eu le privilège de te connaître, plus intimement 

    Et pour moi… tu resteras simplement irremplaçable.

    Repose en paix, mon amie.

    Ton souvenir ne me quittera jamais.

    Noura Vidéo film Ma mélodie d’amour لحن حبي 

    Articles Similaires

    Laissez un commentaire