Place de la Mosquée

La grande place ombragée, avec ses fontaines bleues en cascade, les bancs en pierre grise qui invitent à se reposer, sous l’inlassablement ficus vert. Mon quartier, berceau de mon enfance de toute ma jeunesse. De tristes circonstances m’ont irrémédiablement arrachée à lui. Gravé dans ma mémoire, tu resteras le prolongement de mon foyer perdu, d’une époque d’insouciance révolue.

Imposante, Mosquée Mohamadia est présente dans mes doux souvenirs. Le son harmonieux de ses appels à la prière, ses chants monocordes qui m’ont bercée, pendant les longues soirées ramadanesques. Ses vastes salles de prières et leurs immenses lustres artisanaux, suspendus dans le vide, accrochés aux plafonds en bois ciselé . Les arcades qui la longent et que j’ai traversés mille fois durant mon enfance. Lorsque le cœur plein d’appréhensions, mon cartable à la main, je m’en allais à l’école. Le bon vieillard à la barbe blanche, assis sur les marches, récitait le Coran, trop fière pour tendre une sébile. Son visage franc et lumineux me revient sans cesse.

Place de la Mosquée 

Tout un monde enchanté entoure ma maison, dans mon quartier, qui appartient au passé le plus réel et le plus authentique.

Le ciel de mon quartier était toujours bleu. Les arbres verts profond le long de l’année, et leur fruit inutile en forme de bille, se laisse écraser sous mes pieds allègres. Le son qu’il émet me remplissait d’une naïve allégresse.

La joie était constamment présente, car il suffisait de peu pour remplir mon âme d’extase. Courir, courir dépasser mon ombre si frêle, si légère. Mon quartier où j’ai grandi où j’ai connu l’amour, la confiance, la joie et l’espoir. Comme un îlot dans un océan profond et noir, j’y pense et la nostalgie me submerge et ramène les larmes à mes yeux. Ce qu’elle me rappelle est cher à mon cœur et restera enfoui,  dans mes songes et accompagnera mes pensées jusqu’à la fin …  

 

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