Et je continue à vivre!

Quand on devient un poids pour les autres. Non pas parce qu’on les sollicite plus, ou on leur demande une aide matérielle, non c’est juste qu’on n’est plus sur la même longueur d’onde. Nous ne sommes plus aussi indispensables que par le passé, nous devenons une sorte de fardeau et il faut se le dire!

Nos propos deviennent démodés et hors du temps, nos conseils ne sont plus considérés. On ne nous écoute plus, on attend juste que nous finissions de parler, bonjour la condescendance!

C’est bien triste, mais j’ai compris que chaque âge a ses consequences, ses aléas, ses déboires et aussi ses joies. Le troisième devient une réalité futile, stérile, infructueux, si nous le laissons pourrir.

Alors nous nous lançons à la recherche du sens de la troisième vie, on essaye de sauver notre peau d’une frustration grandissante, parce que notre voix est affaiblie par le vacarme et le bruit de ceux qui prennent le relais.

Nous la cédons cette place, car c’est la nature qui l’exige. Nous nous mettons en retrait des gens et des choses et nous rêvons dans le silence, d’une éternité reposante, pour notre âme en déroute, une éternité paisible et apaisante, mais sans cesser de vivre…

Mais encore faut-il qu’on le comprenne et qu’on le gère ! Notre compagnie n’est plus très appréciée, ni recherchée, nous devenons parfois même agaçants . Alors ceux que nous importunons, adoptent une attitude distante et parfois, nous signifient clairement que nous n’avons rien à leur dire. Que notre opinion est superflue, voir futile .

Nous commençons à accuser les coups dans le silence. Nous appréhendons enfin, que la rupture est là et que nous ne sommes plus le noyau principal.

Notre vie nous appartient et tous les autres ne sont pas les nôtres, ils sont tout simplement les autres. Ils sont arrivés à la phase que nous avons dépassée. A leur tour de se croire indispensables et puissants.

Quel leurre !!!

Que chacun fasse son expérience dans la vie, qui n’est au fait qu’un passage fugace. Hélas! Je l’ai compris au prix de longues années d’espoir, de douleur, de dévouement et souvent de grands sacrifices.

J’ai compris que si aujourd’hui c’est moi qui est en charge, demain je suis régie, par l’âge, la progéniture, la société et le degré de bien ou de mal que j’ai fait, mais je continue à vivre..

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